Et ouais, une panne moteur. Alors que nous venions tout juste de partir, après 10 petits kms, j’entend un « clong » (comme une lourde pièce metallique qui tombe sur une autre). Soudain, plus rien ne répond, plus de direction assistée, plus d’accélérateur, la voiture était devenue incontrolable et sur le tableau de bord, c’était « Las Vegas », tout s’allumait. Je tentais de tourner le volant en luttant comme un fou. Il était devenu lourd, lourd… Mais on a quand même réussi à aller sur le bas côté, tout en douceur, presque en roue libre. J’ouvre le capot et là, je trouve ma pièce metalique cassée. Une poulie d’entraînement de la courroie de transmission, cassée nette. Appelage de l’assurance, attente plus d’1h30 du garagiste pour le remorquage et emmenage de la bagnole chez « mon » garagiste qui par chance, se trouve juste pil poil de l’autre côté de la rue par rapport à ma maison. Résultat des courses : 1 bonne et 1 mauvaise nouvelle.
- bonne nouvelle : si ça nous était arriver 30 minutes plus tard, sur l’autoroute, ça aurait été un vrai carnage, on a échappé au pire
- la mauvaise : immoblisation de la voiture pour une durée indéterminée, grosse réparation, ça va être un gouffre financier
Enfin, légèrement ennerver et passablement contrarié, nous somme tout de même repartis en famille avec la deuxième voiture, beaucoup plus petite, donc les mains dans les poches. On a quand même passer une bonne journée (enfin du moins, essayer).
Finalement le garagiste est plutôt optimiste, bien qu’encore réservé sur le verdict. A priori, c’est réparable, mais il va falloir démonter le moteur, et ça : ça douille !!! So, wait and see !!
Enfin bref, pas trop le temps de m’apitoyer sur ce petit pépin, car la montagne de dossier m’a tout de suite rattraper en arrivant au bureau hier matin… Woucccchhhh !!! Là ça devient vraiment difficile à gérer et me voilà confronter au problème typique de la petite entreprise qui grandie. D’un côté j’ai trop de travail pour continuer à la faire seul et d’un autre côté, c’est pas assez rentable pour embaucher quelqu’un. Surtout que j’ai déjà embauché un contrat d’apprentissage depuis le début du mois, mais qu’elle ne sera pas « totalement » opérationnel avant au mieux 6 mois. Donc en attendant, je me tape des journées de 16/18 heures avec en prime, une petite crêve choppée ce weekend. Bon en même temps, je ne dois pas me plaindre à l’heure où bon nombre de mes « confrères » tirent la langue en cherchant du taff. C’est vrai que de mon côté, ça fait un bon moment que je n’ai pas eu à démarcher de nouveaux clients, ils arrivent tout seuls
Le seul problème c’est qu’ils arrivent tous en même temps et qu’ils veulent bien évidemment être tous servis avant les autres. Bref, on va gérer, comme d’hab et personne n’y verra rien, sauf ma petite femme et ma petite fille qui ne me voient pas beaucoup en ce moment… La vie c’est parfois bizarrement foutue ! Mais bon allez, il y a pire, il faut relativiser ! Alors on se tire les doigts du c… et se booste à la caféine, on accroche un grand sourire vendeur sur son tronche de détérer et zou… au taff !
Monthly Archive for septembre, 2006

J’adoooooooooore ce qu’est en train de devenir notre métier. C’est incroyable comme la prolifération des outils « gratuits » ou assimilés on pu accroître de façon totalement démesuré le syndrôme du « do it yourself » en matière de PAO. Tout un chacun pense désormais être capable de réaliser un document « imprimable professionnellement » (j’entend par là, pas sur son imprimante de bureau, ni en reprographie). Aujourd’hui on voit déboulé des gens qui nous apportent des fichiers PUBLISHER ou POWERPOINT (!!!!!!!!) pour faire une catalogue produit de plusieurs centaines de pages, et avec des images en GIF qu’ils ont « piquer » sur tel ou tel site internet. Non mais on croit réver. On ne s’improvise pas plus graphiste / maquettiste ou autre que pilote de ligne. La PAO c’est super technique mine de rien. Hier encore un client me disait : « Pour mon catalogue de 120 pages, il sera prêt la semaine prochaine bien sûr… ? » o_o Que répondre à ça :
1/ « mais bien sûr monsieur, car comme vous me l’avez si justement fait remarquer la semaine dernière, c’est l’ordinateur qui fait tout, tout seul, donc ça ne devrait pas poser le moindre problème ! » – sauf que jusqu’à preuve du contraire, au minimum, si je n’appuie pas avec mes petits doigts boudinés sur le bouton START, bah l’ordinateur il s’allume pas !!!!!!!
2/ les images GIF de votre fichiers sont au mieux à 72 dpi et avec un spectre colorimétrique réduit à une palette WEB. En impression offset, il nous faut au minimum une résolution de 300 dpi, en CMJN (quadrichromie, Cyan-Magenta-Jaune-Noir).
3/ les tableaux de tarifs qu’il faut inclure sous chaque gamme de produit, vous croyez peut-être que c’est juste un tableau excell copier-coller (par l’ordinateur himself) ?
4/ les 500 photos hautes déf. que vous ne possédez pas, elles vont se prendre en photos, se détourées et se retouchées toutes seules aussi bien sûr…
5/ au fait, et les droits d’auteur, le droit à l’image, les copyrights sur les images inutilisables, honteusement et trop facilement pompées sur internet, ça vous dérange pas de ne pas les acquitter ?
6/ et votre catalogue de 120 pages qui tire à 10.000 exemplaires, vous croyez peut-être qu’il suffit de cliquer sur le bouton « imprimer » de l’ordinateur pour que ça sorte en 10 minutes, massicoter, relier et mis sous blister, en carton de 500 ex. filmer sur palette et livrer à 5 points de chute répartis sur toute la france ?
7/ je ne vous parlerais même pas du temps de réalisation de la photogravure, des cromalins et autres aller-retours de validation…
Non vraiment, des fois, je sais pas ce qui me retient de te me les %*$§&#…
Non mais merde à la fin, quand je dois me faire faire une paire de lunettes, je vais chez un opticien, je les fabrique pas moi-même sur un coin de table. Alors, STOP au « do it yourself » en PAO. Laissez faire les professionnelles, le tout dans des délais raisonnables. On fait tout pour aller au plus vite, mais faut pas pousser non plus.
Voilà, c’était mon coup de gueule du jour. Franchement quand en une semaine vous avez affaire à une dizaine de personnes qui vous tiennent ce genre de discours, il faut avoir un bon moral et des tonnes de tacts pour pas vous laisser bouffer. Pour tenir en ces temps de planning apocalyptique et des clients/prospects/décideurs ingérables, une seule solution : la drogue. Dans mon cas, le café… en intravéneuse !!!
Pffffiooouuuu que de boulot en ce moment !!! J’ai vraiment beaucoup de mal à sortir la tête de l’eau ces derniers temps… La montagne de dossiers à gérer ne cesse de grandir et comme d’habitude, chacun d’eux est « hyper-urgent » avec une date limite située aux environs de : « la semaine dernière ». Bon « as usual » je gère et je vais m’en sortir, mais le stress est là et bien là, les nuits sont très très courtes, les journées pas assez longues et mes nerfs sont un peu à vif, mais ça va bien se passer. Un peu d’organisation, une bonne dose de courage et de volonté, une pincée de « zen attitude »
un soupçon de « relativisme » et ça va aller « finger in the noze » !
Sinon, en ce mois anniversaire du cataclysme new-yorkais, et en ce jour de sortie cinématographique du dernier Oliver Stone : World Trade Center, je vous conseil un petit site qui vous fera passer de nombreuses heures (beaucoup de vidéos) et qui vous apportera un autre regard sur ces événements : http://reopen911.online.fr/?p=182
En grand « naïf » que je suis je préfèrerais (encore que…) croire à la thèse officielle de l’attentat terroriste, mais après avoir « éplucher » un peu ce site, j’avoue être de plus en plus tenter par l’hypo- »thèse » du complot de l’administration Bush. Le côté obscur de la force apparaît ici comme potentiellement plausible, et je crois que c’est ce qui m’effraie encore plus. Si les différentes possibilités évoquées sur ce site s’avéraient vraies… wouaouw… franchement ça fait froid dans le dos. Mais je préfère vous laisser juger par vous même.
Bon aller, c’est pas tout ça, mais il faut y retourner… au taff !!

En ce moment, pour me détendre, je lis des BDs ! Bah ouais, une BD ça se lit, sisi, je vous assure ! Et c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un petit bijou concocté par Manu Larcenet. Ce dessinateur, scénariste, guitariste, touche à tout m’a fait redécouvrir la bande dessinée à travers deux séries dont il est l’auteur : « le combat ordinaire » (3 tomes à ce jour) et « le retour à la terre » (4 tomes à ce jour).
- le retour à la terre ou l’histoire d’un couple de banlieusard (Juvisy) qui part s’installer à la campagne au milieu des veaux, vaches, cochons… Que se passe-t-il alors ? Un énorme choc culturel, l’apprentissage du patois, la découverte des effets de l’alcool local et l’obligation de se désintoxiquer du périph
Ce récit casi-autobiographique donne une série d’album tous plus jubilatoire les uns que les autres. C’est drôle, émouvant, pince sans rire et ça respire la sincérité, le vécu. A lire, à voir, c’est tout simplement « excellent ».
- le combat ordinaire ou l’art et la manière de parler de façon simple, de choses très compliquées. Soyons direct : c’est un chef d’oeuvre. A travers l’histoire d’un jeune photographe de presse qui s’interroge sur ce qu’il doit faire de sa vie, Larcenet borsse une comédie parfois drôle, parfois triste sur le passage à l’âge adulte, sur l’amour et les choix qu’il implique, sur notre comportement vis à vis des autres et du passé. A travers cette série « drôlement émouvante », on se prend une énorme claque et on découvre un auteur-déssinateur en état de grâce, sans doute le meilleur de sa génération. Le retour à la terre est un sommet d’humour, mais Larcenet prouve avec le combat ordinaire, qu’il peut nous faire passer du rire au larme avec une maestria inégalée. Le réalisme, la tendresse ce cette série est tout simplement magistrale, c’est émouvant, c’est beau, c’est touchant, c’est un combat ordinaire, mais c’est surtout : la vie.
Bref, Larcenet, c’est à mettre entre toutes les mains !!


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